Design flash / Industrie : Sokoa reste calé sur son siège de leader

Après un trou d’air en 2012 et 2013, le leader français du siège de bureau, le basque Sokoa, confirme en 2015 son rebond économique entamé en 2014, avec une progression de son chiffre d’affaires de + 2,5 %. Ses bons résultats s’accompagnent de créations d’emplois.

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La collection de mobilier Mendi a ouvert la porte à de nouveaux marchés qui ont fait sortir Sokoa des salles de réunion et des bureaux. Ici, elle se retrouve dans le hall d’accueil de Quiksilver Europe (Crédits : D.R)

Elles semblent éloignées les années  2011 et 2012 et l’investissement stratégiquement judicieux mais finalement coûteux à l’usage de la prise de participation dans Arféo (mobilier de bureau). Oubliée donc l’année 2012 qui a sonné le glas de cette aventure et qui a aussi été la seule année de non rentabilité de toute l’histoire du groupe Sokoa, depuis sa création en 1971 à Hendaye dans les Pyrénées-Atlantiques.

Depuis 2014, malgré un contexte économique pourtant peu porteur, le groupe basque renoue avec des croissances fortes. + 5,1 % en 2014, et +2,5 % à périmètre constant en 2015. Une performance qui a permis à l’entreprise d’atteindre son objectif premier : 37 M€ de chiffre d’affaires. Un chiffre qui s’accompagne d’une nouvelle progression du résultat net, passant de 1,1 M€ en 2014, à 1,3 M€ en 2015.

CA 2016 = + 15 % à 40 M€ ?
Ces bons chiffres ont été présentés il y a quelques jours aux 790 actionnaires (dont l’ensemble des salariés qui détiennent 30 % du capital) du groupe, qui compte plusieurs entités et marques comme Sokoa, Eurosit, Algon, Benexco, Collectivité Service ou encore Serbisa.

« Nous sommes bien partis pour faire mieux encore en 2016 » estime Gille Chaudière, responsable communication de Sokoa. Le cap des 40 M€ de chiffre d’affaires pourrait bien être atteint, voire dépasser cette année.

« A ce jour nous enregistrons une progression de 15 % de notre activité par rapport à la même période en 2015. »

Une performance qui se mesure mieux quand on sait que le marché du mobilier de bureau ne connaît qu’une hausse, certes encourageante car elle témoigne d’une plus grande confiance de l’économie française, plafonnant à + 8 %.

« Ces bonnes performance s’expliquent en grande partie par notre capacité à pouvoir proposer, grâce au travail de nos designers maison, mais aussi au designer extérieurs que nous consultons, des environnements de travail qui collent aux attentes » souligne Gilles Chaudière.

De fait, la ligne Mendi, qui revisite totalement l’esprit du mobilier de bureau (voir visuel) et s’éloigne beaucoup du fauteuil traditionnel de la secrétaire ou du dirigeant, a ouvert des nouveaux marchés à Sokoa.

« Nous innovons en permanence et faisons généralement mouche, mais la collection Mendi nous a vu prendre des parts de marché dans le secteur tertiaire, dans les salles d’attente, les infrastructures de transport, comme les gares par exemple…  où nous étions peu, voire pas présents » reconnaît Gilles Chaudière.

18 recrutements réalisés ou en cours
Son caractère à la fois créatif et réactif en termes de mise sur le marché, la société basque Sokoa estime qu’elle le doit en grande partie à sa santé financière, sa liberté par rapport aux banques et la solidité de ses fonds propres.

« Nous pouvons décider très rapidement de changements de cap, de nouvelles stratégies marketing. Dans le monde économique actuel c’est une vrai force » souffle Gilles Chaudière.

Une performance qui se traduit par 18 recrutements, dont un nouveau directeur commercial en cours d’intégration. La société qui fête ses 45 ans cette année emploi désormais 248 personnes sur son site historique d’Hendaye. Ce dernier a connu de nombreuses améliorations ses dernières années. 3 M€ d’investissements ont été consacrés à ce site en cinq ans.

Inscrite dans le programme Usine du futur porté par le Conseil régional, Sokoa a fait évoluer son outil industrie via le projet « Obeki » (faire mieux en basque). De nouveaux mode de management de la performance,  des lignes de production semi-automatisées, de nouveaux convoyeurs ont fait leur apparition dans une usine qui s’apprête à connaître un lifting.

Rénovation en France, renforcement en Afrique
Le projet « Elkar », lancé en mai 2016, donne le coup d’envoi d’ un programme de réhabilitation de l’ancien dépôt qui s’accompagne d’un aménagement paysagé de 1.807 m2 et de la création d’un parking de 56 places.

Le « chantier » permanent de remise en cause et de recherche de l’efficacité de Sokoa passe par la France bien sûr, où elle réalise plus de 50 % de son activité et l’Europe mais aussi par l’export où elle réalise 20 % environ de son activité, notamment au Moyen-Orient, en Scandinavie et au Benelux, Chili, Pérou, Colombie et Afrique du Nord.
La société d’Hendaye se réorganise actuellement en Afrique de l’Ouest. Confronté à des difficultés économiques liées à la chute du cours du pétrole, son partenaire (Mme Awosika) a souhaité regrouper ses différentes activités et pour ce faire a repris la totalité des actions jusque-la détenues par Sokoa dans le cadre de la joint venture (entreprise conjointe) Sokoa Chair center (SCC), basée à Lagos au Nigéria. Cela ne change rien au partenariat commercial et technique noué avec ce désormais ex-partenaire. Par ailleurs, un projet de joint-venture est actuellement en cours de finalisation au Mali.

Le périmètre de Sokoa, groupe fièrement ancré dans son territoire, mais ouvert sur tous les marchés, risque évoluer dans les prochains mois. Des opérations de croissance externe sont en permanence à l’étude, confie la direction de la communication. Et comme les finances du groupe sont saines…

Article presse, 28/06/2016 : La Tribune Bordeaux – Par Pascal Rabiller

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