Design Lab : les premières idées pour booster le Fumélois

Article publié vendredi 14 décembre à 17h28

Les cerveaux continuent de phosphorer au sein des ateliers du Design Lab. De premières pistes émergent notamment dans l’atelier « Territoire » qui réfléchit à la redynamisation du Fumélois dans le Lot-et-Garonne.

Photos et post-it multicolores envahissent la table des participants de l’atelier « Territoire ». Depuis plus d’une heure, la dizaine de participants se creuse les méninges pour trouver des solutions à la redynamisation du territoire du Fumélois sinistré économiquement suite à la fermeture des usines de métallurgie. Surfant sur une initiative design lancée récemment par la communauté de communes du Fumélois (voir article), ils ont voulu pousser la réflexion plus loin pour agir en profondeur sur l’attrait économique de ce territoire.

« Dans un premier temps, nous avons dressé une liste de profils et de portraits comme autant d’exemples d’acteurs potentiels qui souhaiteraient présenter des projets : un jeune dont les parents travaillaient à l’usine, une parisienne souhaitant s’implanter à la campagne, une chef d’entreprise locale… Par un jeu de rôle en photo et vidéo, nous avons incarné ces personnages afin de mieux cerner leurs problématiques et voir comment faire pour rendre leurs projets réalisables», décrit Aurélie Hocheux de PQA, Pays et quartiers d’Aquitaine, le centre régional sur le développement territorial, qui participe à l’atelier.

Le groupe « Territoire » à l’action durant le Design Lab.

Des premières solutions ont émergé : créer un incubateur, faire venir des « grands » à Fumel tel que l’architecte Jean Nouvel, associer la population en faisant parrainer tous les porteurs d’idée et générer ainsi, de nouveau, chez les habitants un sentiment de fierté de leur territoire, fonder une banque solidaire basée sur de l’épargne solidaire comme cela se pratique pour l’agriculture, réhabiliter l’ancienne friche pour en faire un lieu culturel…«  Ce qui novateur et passionnant est qu’en associant les idées de personnes issues de divers horizons, en intégrant des projets tant dans les domaines financiers, culturels, démocratiques, participatifs, cela permet vraiment d’étudier l’économie sous l’angle du territoire dans sa globalité », précise Aurélie Hocheux.

Marianne Peyri, journalistes Cap Sciences

 

 

 

 

 

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