Designer le paysage : landscape designer

Publié jeudi 13 décembre à 18h15

Claire Gilot est gérante et associée de l’agence Exit-paysagistes associés. Il y a un an, après dix ans d’existence l’agence a quitté Paris pour venir s’installer dans le centre de Bordeaux. Claire Gilot est intervenue dans la conférence « Designer la ville de demain : une dynamique économique et des métiers pour le futur ».

 

« Nous cherchons toujours la bonne combinaison entre la mémoire et l’anticipation » Claire Gilot paysagiste

Vous reconnaissez-vous dans le terme de landscape designer évoqué par Martin Chenot, directeur de l’école nationale supérieure d’architecture et de paysage de Bordeaux pendant la conférence designer la ville de demain ?

Absolument. C’est une dénomination que nous défendons avec la Fédération Française du Paysage. Le terme de paysagiste nous confond avec une profession très différente de la notre et qui est celle des paysagistes entrepreneurs. Si on pouvait traduire ce terme de landscape designer ou de landscape architect en français ce serait une très bonne altenative pour définir notre intervention. Nous faisons un métier de projet. Il n’est pas question d’appliquer une méthode élaborée au préalable mais de se positionner à chaque fois en fonction des gens et des espaces en question. Mais il est aussi question de rêver et de se positionner par rapport au temps dans lequel nous vivons.

Pendant la conférence vous avez expliqué à quel point votre activité était transversale, croisant de nombreuses disciplines allant de l’histoire à la sociologie en passant par la géographie ou la bioclimatique. Travaillez-vous aussi avec des designers ?

Nous travaillons avec des designers produits ou des concepteurs lumière. Mais il n’y a pas de règle. Chaque projet est différent et les compétences engagées dépendent de la question posée et de l’espace considéré. L’espace peut être tout petit, un jardin par exemple, ou très vaste. Nous avons récemment été interrogés par la Cub sur les 55 000 hectares qu’elle veut réserver à la nature. Nous avons commencé par reformuler la question : qu’est-ce que cette nature ? Comment peut-on travailler avec elle et quel groupement spécifique composer pour y parvenir ? Le groupe que nous pilotons est principalement constitué d’un écologue, d’un économiste et d’un ingénieur en bioclimatique.

Propos recueillis par Donatien Garnier, journaliste Cap Sciences

 

Be Sociable, Share!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.