Hyperville : design des existences pour une société consciente

Hyperville : design des existences pour une société conscienteUne nouvelle forme de design est née ! Selon le philosophe Franck Cormerais, enseignant chercheur au Mica (laboratoire de recherche en information, communication et art de l’université de Bordeaux), il sera bientôt possible grâce notamment au téléphone portable, de designer nos existences dans l’espace urbain, de transformer la ville en hyperville. Un concept de démarche contributive, où les habitants seraient co-adhérents et co-créateurs. Explications.

Mode, mobilier, industrie, architecture, graphisme, web, agroalimentaire, territorial et même humanitaire, le design répond aujourd’hui à des besoins, propose des solutions innovantes et invente de nouvelles possibilités dans le but d’améliorer la qualité de vie des individus. Cependant, depuis quelques années, le docteur en philosophie et en sciences de l’information et de la communication Franck Cormerais oriente ses recherches sur le concept de l’« hyperville ».

Hyperville : design des existences pour une société conscienteVers une société de contribution ?

« Les territoires numériques se superposent désormais aux territoires physiques et géographiques. Ils sont devenus des zones de réflexion autour de l’équipement, l’aménagement et la circulation des individus dans l’espace. Cette nouvelle forme de design, celle des existences, réalisée grâce aux coordonnées existentielles de chacun d’entre nous avec le téléphone portable, peut parfaitement se concevoir dans une démarche contributive, où les habitants seraient co-adhérents et co- créateurs », explique l’auteur dÉconomie de la contribution et innovation sociétale.

Un concept étudié par Ars industrialis (association internationale pour une politique industrielle des technologies de l’esprit) qui cherche à développer des applications gratuites dans le but de fédérer les individus, lutter contre la solitude, utiliser son mobile comme un outil sans en être l’esclave…

« Dans l’“hyperville” du futur, chacun sera soi au moment voulu dans un ensemble d’espaces et de temps choisis. Dès lors, grâce à ce projet commun et conscient de sociabilité, la société pourra éviter l’écueil de la surexcitation et de l’individualisme. »

photo credit: ImAges ImprObables via photopin cc

Claire Sémavoine pour Cap Sciences

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