Le Basque Sokoa à la conquête des pays émergents

Le Basque Sokoa à la conquête des pays émergents

M4 offre une adaptation personnalisée automatique au gabarit de l’utilisateur sans besoin de réglages.

Sokoa, le leader français de sièges professionnels de bureau installé à Hendaye dans le Pays basque depuis plus de 40 ans souhaite développer son offre vers les pays émergents comme la Chine ou le Brésil. En effet, confronté à un marché français qui tourne au ralenti, le fabricant vise une augmentation de son chiffre d’affaires grâce à l’export en s’entourant des meilleurs designers du moment comme Jean-Louis Iratzoki ou encore Martin Ballendat. Explications de Pierre Odriozola, directeur général.

Prospectivedesign-leblog.com : Les ventes à l’étranger de Sokoa représentent actuellement un quart du chiffre d’affaires de l’entreprise. Pourquoi souhaitez-vous gonfler ce chiffre ?

Pierre Odriozola : Le marché français se contracte inexorablement et nous n’avons aucune visibilité au-delà de 48 mois. Nous constatons malheureusement que peu d’emplois sont générés en France, limitant par conséquent, les commandes de sièges de bureau. Pour preuve, une récente étude de marché de Dafsa annonçait pour Sokoa une évolution de son chiffre d’affaires de -7,3 % en France, cumulé depuis janvier 2013. Heureusement, ces chiffres sont compensés par les résultats positifs à l’export. C’est pourquoi, depuis trois ans, nous concentrons nos efforts et actions commerciales sur les pays étrangers. Jusqu’à maintenant, nous exportions principalement en Europe (Scandinavie, Belgique, Espagne…), et au Maghreb, mais également au Moyen-Orient, au Chili, au Panama, au Canada, en Inde et même au Nigeria. Mais nous voulons aller plus loin.

Prospectivedesign-leblog.com : Vous revenez de Shanghaï en Chine où vous avez exposé vos sièges lors du salon professionnel Furniture China. Et, l’un de vos commerciaux est au Brésil depuis trois mois pour une étude de marché. Sokoa ne cache pas ses ambitions : conquérir les pays émergents.

Pierre Odriozola : C’est tout à fait exact. Sokoa a énormément à gagner en étant fort à l’international. Mais pour cela, il faut entre autres connaître le marché du territoire, ses droits de douane, sa culture, etc. afin de trouver des accords de fabrication sous licence. Notre objectif est clair, nous souhaitons que nos ventes à l’étranger atteignent d’ici trois ans, le tiers de notre chiffre d’affaires.

Prospectivedesign-leblog.com : En plus d’un bureau d’études intégré, chargé de concevoir, dessiner et développer les produits qu’elle propose, Sokoa travaille régulièrement avec des designers extérieurs comme Jean-Louis Iratzoki grâce à qui l’entreprise a remporté le prix Tadi pour la chaise Tela en 2009. Comment appréhendent-ils les marchés extérieurs ?

Pierre Odriozola : Les habitants des marchés que nous attaquons ont des gabarits importants. Nous étudions donc actuellement des sièges plus longs, plus solides, mais également plus simples d’utilisation munis de mécanismes automatiques. Notre récent « M4 », fruit d’une collaboration étroite avec le designer de renom allemand, Martin Ballendat, est notre porte-étendard dans la recherche de marchés export où nous étions peu présents à ce jour comme l’Allemagne, les USA ou le Japon. Ce fauteuil très technique entre dans le club très privé des quelques sièges professionnels 100 % résille du marché mondial du bureau. Nous le présenterons en juin 2014 à Chicago lors de Neocon, salon américain du mobilier et de l’aménagement intérieur.

Claire Sémavoine pour Cap Sciences

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