Marchons Marchons : les coulisses du workshop

Publié le samedi 15 décembre 2012 à 17h32

Légende de la photo : L’espace de conférence des escales transformé en salle de cinéma.

Au début de l’après-midi, l’espace de conférence des Escales s’est transformé en salle de cinéma. Il s’agissait de visionner le film documentaire Marchons Marchons, réalisé par Tomas Matauko et Jeanne Quéheillard, retraçant le workshop organisé par l’école des Beaux Arts de Bordeaux autour de la chaussure. Retour en lecture rapide.


Ne rien savoir d’un secteur : «  Les chaussures c’est pas mon domaine, et la couture non plus. Et c’est justement ce qui m’intéressait. »

Y plonger, aller dans les usines et les manufactures, affronter le bruit des machines, écouter les professionnels, décortiquer les gestes et les processus, s’émerveiller à l’occasion : « Elle faisait soixante-dix sept paires de chaussures par jour. C’est une image qui me restera gravée. »

Prendre du recul : « Mon rôle a été de booster leur créativité, de les sortir des schémas productifs et de travailler sur l’air du temps, les tendances. »
Dézoomer encore un peu plus « La Chine produit plus de 50 % des chaussures produites dans le monde. Il ne reste que quatre-vingt-dix entreprises du secteur en France. Les seules entreprises qui arrivent à leur tenir tête sont celles qui sont dans une niche par leurs matériaux, leur savoir faire, leur image de marque ou les trois à la fois. »

Et puis se mettre à faire : dessiner, peindre, découper, plier, coudre. Tester : «  Je suis partie de l’image des pattes d’animaux et je suis arrivée à l’idée d’un intermédiaire entre la chaussure et la chaussette, puis est venue l’idée de faire tout d’une seule pièce. » Tester encore : «  J’ai fais une espadrille moi-même. Je me suis sentie super fière de l’enfiler et de marcher avec. »
Soumettre enfin les prototypes aux industriels et aux artisans partenaires du workshop et lancer des productions. Une belle immersion aux côté des étudiants et des jeunes designers permettant d’apprécier à leur juste valeur les modèles exposés au stand des beaux arts.

Donatien Garnier, journaliste Cap Sciences.

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