Rapprocher design et living labs

Pour Franck Bercegeay, chargé de mission à l’Ardi Rhône Alpes les living labs doivent intégrer d’avantage de design

Publié vendredi 14 décembre 2012 à 18h48

Chargé de mission au Centre du design de l’Ardi Rhône-Alpes, Franck Bercegeay intervenait à la conférence « Comment le design va permettre de relever le défis sociétaux à l’horizon 2020 ». Retour, avec lui, sur le rôle d’avenir des livings labs.

Vous avez évoqué les living labs. Pouvez-vous nous rappeler ce qu’ils sont ?

Un living lab ou laboratoire d’usage est une structure qui a pour vocation de centrer et d’organiser la conception autour de l’utilisateur. Il réunit l’ensemble des disciplines et notamment en sciences humaines qui permettent l’observation des usages, le pilotage ou la validation de nouveaux concepts et l’étude de la façon dont l’utilisateur peut se les approprier. L’idée c’est qu’en intégrant l’utilisateur dans la phase de conception et peut-être même en aval de cette conception, on aboutira à un produit qui intégrera ces données utilisateur et qui sera donc plus proche du marché. C’est une façon de sécuriser l’innovation.

À la fin de la conférence, la directrice de Lille Design, Margherita Balzerani, a cité  Ettore Sottsass: «  Le design est une bonne façon de débattre de la vie. » Elle a ensuite ajouté : « un designer c’est quelqu’un qui observe. » Les living labs ne sont ils pas des lieux à privilégier pour cette obseravation ?

Il y a pour l’instant assez peu de design voir très peu de design dans les living labs. Le constat avait été fait au départ par la Cité du design de Saint-Etienne qui porte elle même un de ces laboratoire, le Lupi ( le laboratoire d’usage des pratiques innovantes). La cité est  à l’initiative du programme européen Ideall (Integration du design pour tous dans les living labs) qui regroupe une dizaine de partenaires européens. L’objectif de ce programme est de travailler sur l’articulation entre les méthodologies design, l’intégration du design pour tous en quelque sorte, et les méthodologies des living labs.

L’Ardi fait partie des deux partenaires français du programme Ideall, quelle est votre rôle ?

Il s’agit de piloter 21 expérimentations et arriver à une base d’une cinquantaine de cas. À partir de cette base, notre objectif est de produire un cadre méthodologique design for all et living lab et une boite à outils : tout le kit en fait.

Donatien Garnier, journaliste Cap Sciences

 

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