Sculpteo ou la customisation de masse grâce à l’impression 3D

La société française Sculpteo propose au grand public et aux professionnels, un service d’impression 3D à partir de fichiers numériques. Décoration d’intérieur, coques de smartphone, personnages, robots, miniatures, maquettes… Le prototypage rapide qu’offre Sculpteo ouvre le marché de la customisation de masse et révolutionne le « sur-mesure ».

Conceptualiser soi-même un objet et le recevoir tout simplement par les services postaux, c’est désormais possible grâce à Sculpteo, société fondée en 2009 par Éric Carreel, Clément Moreau et Jacques Lewiner. Comment ? L’utilisateur transfère sur sculpteo.com (ou à partir de l’application 3D Printing sculpteo design maker) un fichier numérique 3D qu’il a préalablement créé à partir d’un modèle ou avec un logiciel spécifique comme OBJ, SKP ou encore KMZ, pour le faire fabriquer grâce à des imprimantes 3D, par l’unité de production située à Arreau dans les Pyrénées.

Sculpteo ou la customisation de masse grâce à l’impression 3DLes prémices d’une révolution industrielle, culturelle… et écologique ?

« À ce jour, sur la globalité des commandes que nous recevons, 60 % proviennent des particuliers grâce notamment aux coques pour iPhone que nous produisons et 40 % du milieu industriel et des designers professionnels », explique Jean-François Kitten de Sculpteo. Pièces détachées chères et introuvables, ustensiles sur mesure, etc. « Grâce à l’impression 3D, il est désormais possible de mettre physiquement des objets à jour ou encore de permettre leur utilisation avec d’autres appareils par exemple l’adaptateur de dock iPhone 5 », poursuit-il.

Niche industrielle il y a encore quelques mois à peine, l’impression 3D est en passe de devenir une filière d’avenir qui selon Sculpteo « réintégrera l’emploi en local tout en s’inscrivant dans une démarche écologique et économique grâce à des unités de production proches de l’utilisateur final ».

Certains leaders du E.commerce sont déjà dans les starting box. Dans quelques semaines, des millions de consommateurs auront la possibilité d’acquérir des objets 3D personnalisés ou encore de matérialiser leurs points de fidélité. « Nous ne sommes qu’au début de l’histoire de l’impression 3D », conclut Jean-François Kitten.

Claire Sémavoine, journaliste Cap Sciences

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